La Terre du Milieu – le Tongariro national Park

Bonjour à tous ! Il est 7h45 du matin et nous nous apprêtons à quitter Auckland pour partir à la découverte des contrées sauvages de Nouvelle Zélande. Aujourd’hui c’est au parc national du Tongariro que nous nous rendons. Dans ce parc on trouve le « Tongariro Alpine Crossing »la randonnée à la journée considérée comme la plus belle de Nouvelle Zélande et comme l’une des 10 plus belles du monde. Il est hors de question de passer à côté. C’est le début de l’hiver, il y a du soleil et les conditions semblent bonnes pour cette randonnée. C’est probablement la dernière possibilité de la faire avant l’arrivée de la neige en montagne.

La randonnée est un aller simple, ce n’est pas une boucle. Il est donc important de réserver une navette. Elle coûte $35 et comprend l’acheminement de votre auberge jusqu’au point de départ et le retour.

tongariro-paysageLa navette part à 7h15. 15 minutes plus tard nous arrivons au point de départ de la
randonnée. Dès les premiers mètres on se sent immergé dans la terre du milieu. Il n’y a pas d’arbres et les seuls végétaux rencontrés sont des touffes d’herbes jaunâtres et du lichen caractéristiques de nombreuses scènes du Seigneur des Anneaux. D’ici on voit déjà le mont Ngauruhoe qui surplombe majestueusement la vallée. Le sentier est extrêmement bien aménagé, il est stabilisé et renforcé par des planches de bois à certains endroits. Dès que le dénivelé devient trop important, des escaliers ont été aménagés. Au final cet aménagement retire du plaisir à la randonnée. Pour ma part j’aime sentir le sol et la roche sous mes pieds et non du gravier et des marches. Heureusement les paysages époustouflants sont là pour nous faire oublier ce détail.

Juste avant l’ascension du premier col, je vous invite vivement à faire un petit détour (5 minutes) à soda Springs. Il s’agit d’une charmante cascade dévalant des rochers recouverts de mousse. C’est une merveille pour les yeux.

tongariro-soda springs

Arrivé en haut du premier col, nous nous trouvons au pieds du mont Ngauruhoe dit la montagne du destin. Au sommet j’entrevois des fumeroles s’élever. Ayant été un peu déçu par l’aspect trop aménagé de la première partie, je décide de monter au sommet du volcan. Et côté randonnée, je n’ai pas été déçu. Ici on oublie les chemins aménagés et les marches. En fait on oublie même le chemin. Il s’agit de monter comme on peut sur un terrain composé essentiellement de cendres, de rochers peu stables et de plaques de
neige
. Je vous conseille donc d’être un minimum expérimenté si vous voulez vous lancer à l’assaut de ce sommet. 1h15 plus tard je rejoins la fumerole que je voyais depuis le pied du volcan. D’ici j’ai une vue magnifique sur tout le sentier de l’Alpine crossing, sur la vallée et bien plus encore. Loin à l’ouest une gigantesque montagne se détache de l’horizon. J’apprends plus tard qu’il s’agit du mont Egmont qui se trouve de l’autre côté de l’île.tongariro-vue mont doom Le temps est vraiment idéal pour la randonnée. Je m’assoie quelques minutes sur la cheminée de cette fumerole le temps de me reposer un peu. La fumée semble être composée essentiellement de vapeur d’eau. Il y a sûrement des gaz qui y sont mélangés mais il n’y a pas d’odeur particulière. D’après les panneaux, pour monter et redescendre le volcan il faut 3h. Sachant qu’une fois en bas il reste 4h pour finir la randonnée et que la navette part à 16h, je ne vais pas m’éterniser en haut de ce volcan. Pour redescendre c’est beaucoup plus simple. En se penchant légèrement sur ses talons, il suffit de se laisser glisser et de descendre la pente comme si on skiait. 30 minutes plus tard je suis revenu à mon point de départ, au pied du mont Ngauruhoe. Heureusement que la descente a été aussi rapide car le timing commence à être serré.

Je reprends la randonnée et traverse le cratère sud du Tongariro, une vaste plaine dévastée et boueuse. Plus loin je remonte pour atteindre un autre cratère du Tongariro. Tout autour de celui-ci, la roche prends des teintes ocres qui lui vaut son nom de cratère rouge.

tongariro-red crater

A côté, un peu en contrebas, nous trouvons les lacs d’émeraude. Ce sont des lacs d’un vert profond digne de cartes postales dû aux minéraux que contient la roche aux alentours. Il y a également un important dégagement gazeux qui se traduit par de grosse fumeroles. On retrouve d’ailleurs assez régulièrement des dégagement gazeux plus ou moins fort pour nous rappeler que le volcan est toujours actif. Un forte odeur d’œuf pourris caractéristique du souffre se dégage de cet endroit. Nous traversons de nouveaux un des cratères du Tongariro. Cette fois ci c’est le cratère central et celui-ci est beaucoup plus accueillant que le cratère sud. Enfin au moins nous n’avons pas les pieds dans la boue. Juste après ce cratère se trouve le lac Bleu, bien plus grand que les précédents et d’un bleu profond transformant cette étendue d’eau en miroir.

tongariro-lacs.jpg

A partir de ce dernier lac nous entamons la descente vers le parking de Ketetahi. Encore une fois le sentier passe au milieu de paysages splendides digne de décors de cinéma. La végétation assez sèche que l’on trouve tout le long du chemin contraste avec la verdure des paysages qu’on peut distinguer à l’horizon. Sur l’autre versant de la vallée on peut voir un panache de vapeur d’eau s’élever dans le ciel et formant de véritables nuages. D’après la carte il y a à cet endroit une forte activité géothermique. Malheureusement nous n’aurons pas le temps d’aller y jeter un oeil. D’ailleurs même si nous avions eu le temps il ne faut pas oublié que la randonnée fait 19km, 800m de dénivelé plus 600m pour le mont Ngauruhoe. Autant dire qu’a ce stade là nous n’avions plus beaucoup d’énergie non plus.

tongariro-descente

La dernière étape de cette randonnée est celle qui m’a le plus bluffé. Passer d’un paysage composé d’une végétation pauvre à une forêt dense aux allure de préhistoire est assez perturbant. De grands arbres, des fougères arborescentes et des oiseaux au cris plutôt étrange bordent les chemins. Certains voyageurs nous avaient conseillé de faire demi tour après les lacs car la suite était peu intéressante. Et bien pour ma pars je vous conseillerais le contraire. Faite cette randonnée dans son intégralité.

« Chaque pas est un pure moment de plaisir, chaque paysage plus magique que le précédent. »

Galerie photo

8 commentaires sur « La Terre du Milieu – le Tongariro national Park »

  1. J’ai beaucoup aimé ta randonnée sur le Tangariro. Super randonnée avec énormément de contraste. Moi je suis en maillot dans les îles Turks et Caicos.
    Grace à ton site je voyage dans des eaux chaudes et en montagne! Super.
    Merci et à bientôt lorsque je trouve du net!

    J'aime

  2. coucou,
    cela me rappelle de bons souvenirs, on a fait 2 balades dans le coin pas de grand, c’est vrai que les paysages sont magnifiques. profites bien merci pour ces belles images du bout du monde
    cathy et jean -claude

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